SAMEDI 1er AVRIL 2017 « PAS A PAS SUR LA VIA FRANCIGENA » (GR 145)

01/04/2017
13h30 - 18h00
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D’autres informations sont également disponibles sur le site Web de la commune de Bucey les Gy :

http://www.buceylesgy.fr/


Pour vous inscrire, cliquez sur le bulletin d’inscription ci-dessous :

 Bulletin d’inscription PAS A PAS 2017


REGLEMENT DE LA MARCHE « PAS A PAS » DU 1er AVRIL 2017

Dans l’après-midi du samedi 1er avril 2017, une marche sans difficulté particulière, dite « pas à pas », sera organisée conjointement par l’association des chemins de Compostelle et de Rome en Bourgogne-Franche-Comté et les trois communes concernées en partenariat avec le comité départemental de randonnée pédestre de la Haute-Saône. Elle se déroulera de 13H30 à 18H sur la Via Francigena (GR 145) de Bucey-lès-Gy à Etuz via Montboillon, soit une distance de 13,500 km et un dénivelé de 230 m.

Sans aucun esprit de compétition, elle est ouverte à tous y compris aux mineurs sous la responsabilité d’un adulte.

L’inscription à la manifestation vaut déclaration expresse de non contre-indication médicale et d’aptitude à la marche.

Les participants sont tenus de se conformer aux consignes de sécurité données par les accompagnateurs, notamment de s’accommoder des haltes et des ralentissements décidés par la tête de colonne, de ne pas dépasser celle-ci et de ne pas cheminer derrière les serre-files sans raison physique. De même, toute personne qui quitte le groupe avant la fin de la randonnée cesse d’être placée sous la responsabilité des organisateurs. En cas de pause personnelle, il convient de prévenir un accompagnateur et de laisser son sac visible au bord du chemin.

Les dispositions du code de la route sont scrupuleusement observées. Sur les voies publiques ouvertes à la circulation automobile, le cortège emprunte les trottoirs ou les accotements lorsqu’ils existent (article R 412-34). A défaut, il progresse sur le côté droit de la chaussée et s’astreint à ne pas comporter de groupes d’une longueur supérieure à vingt mètres, chaque élément de colonne devant être distant l’un de l’autre d’au moins cinquante mètres (article R 412-42).

Les marcheurs s’abstiennent de pénétrer à l’intérieur des propriétés privées, respectent l’environnement, évitent les cueillettes et ne déposent aucun détritus, même biodégradable, hors des conteneurs prévus à cet effet. En cas de détérioration, les organisateurs déclineront toute responsabilité et celle des contrevenants sera engagée.

Les animaux de compagnie sont obligatoirement tenus en laisse et ne sont pas admis dans les navettes d’acheminement.

Tous les participants reconnaissent avoir pris connaissance du présent règlement et l’acceptent sans réserve avant le départ de la randonnée.

BUCEY-LES-GY

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 Eglise Saint-Martin (XIV° – XVI° – XVIII° – Gothique flamboyant – ISMH)

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La Mairie-Lavoir de style 1er Empire

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MONTBOILLON

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Eglise Saint-Nicolas (XIX°)

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Son lavoir

ETUZ

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La chapelle Sainte-Anne

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La Fontaine-Lavoir monumentale

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La route de Sigéric : une voie parmi d’autres

Le trajet de l’évêque Sigéric en 990 - Via Francigena

Divers témoignages historiques attestent ces itinéraires. La plus ancienne référence à la Via Francigena figure sur un parchemin toscan datant de 876. Un autre témoignage est celui de l’évêque anglais Sigéric qui, à peine élu archevêque de Cantorbéry en 990, se rendit à Rome pour y recevoir le pallium, ornement sacerdotal symbole de sa charge, des mains du pape Jean XV. Il s’agit à ce jour du texte le plus ancien qui décrive avec précision le trajet d’un pèlerin sur la « Voie des Français ».

Toutefois, il serait abusif d’identifier la Via Francigena au seul itinéraire de Sigéric : l’évêque anglais n’est ni le premier pèlerin sur cette route vers Rome, ni celui qui aurait « inventé » une voie nouvelle que d’autres auraient empruntée par la suite. Ainsi, dans son Histoire des Lombards, écrite probablement entre 787 et 789, Paul Diacre, un érudit de l’abbaye italienne du Mont–Cassin, indique :

En ce temps–là, par l’inspiration de l’amour divin, un grand nombre de nobles et de gens du peuple, hommes et femmes, ducs et personnes privées de la nation des Angles avaient l’habitude de venir d’Angleterre jusqu’à Rome.

[Historia Langobardum Livre VI, Chap. 37, 1–3]

 

De plus, comme il a été indiqué plus haut, il n’y avait pas qu’une seule route, mais des directions principales et une infinité de variantes.

Franchissant les Alpes au col du Grand Saint–Bernard, le tracé de Sigéric coupe au plus court, au plus logique, privilégiant les plaines, traversant les fleuves au plus étroit et les montagnes au plus bas. Les foules de pèlerins francs puis français, partageant le même souci de rapidité, de commodité et de sûreté ont souvent effectué des choix similaires, traçant vers Rome un faisceau convergent que les Transalpins appelèrent la « voie des Français ». Un faisceau et non une voie unique, mais beaucoup aujourd’hui ne veulent voir dans la Via Francigena que le parcours singulier décrit par Sigéric dans le document où il consigne la liste de ses quatre–vingt–une étapes entre Cantorbéry et Rome.

Via Francigena, commerce et politique

Lorsque les Lombards eurent conquis, à la fin du VIe siècle, l’Italie du Nord et du Centre, Florence tomba sous leur domination. Cependant, les rois lombards hésitaient à utiliser pour leurs communications du nord au sud, de Pavie à Spolète, voire à Bénévent, la route centrale Bologne–Pistoia–Florence trop exposée aux actions de leurs ennemis byzantins qui tenaient encore Ravenne. Ils firent donc du passage plus occidental par le col de la Cisa l’axe principal des relations internes de leurs États. Ils assurèrent ainsi l’importance de la route qui, venue de Milan et Pavie par Plaisance, débouchait au sud de l’Apennin à Sarzane : elle devint désormais la route principale entre les pays du nord–ouest de l’Europe et Rome, la via Francigena, la route de France.

in Histoire de Florence par Y. Renouard. Éd. Jean–paul Gisserot, 2006

Contrairement aux chemins de Compostelle, la Via Francigena n’était pas exclusivement dédiée au pèlerinage, et devint une importante artère de croissance économique surtout avec la reprise du commerce international au XIe siècle. Toutefois, vers le milieu du XIVe siècle l’expansion des trafics commerciaux à l’Est du Rhin et le développement de routes nouvelles qui traversaient les cols des Alpes centrales et orientales par le Saint–Gothard, le Simplon et le Brenner entraînèrent une baisse des flux commerciaux sur la Via Francigena, déjà mise en difficulté par la décadence des foires de Champagne, par les guerres, les désordres politiques et sociaux et la crise monétaire. Elle continua cependant à servir bergers, pèlerins et armées.

Une voie pour les reliques

 

La Via Francigena a également servi au transit de nombreuses reliques de saints orientaux :

  • Saint Julien l’Hospitalier, martyr de Thébaïde, donc le crâne est parvenu à Paris dès le Ve siècle
  • Saint Georges, vénéré à Lydda depuis le VIe siècle et dont Grégoire de Tours atteste le culte précoce en Maine et Limousin
  • Sainte Théodosie, martyre de Césarée, dont les restes sont rapportés de Terre sainte en 671 à Montier–en–Der (en Champagne), par saint Bercaire.
  • Saint Antoine, ermite de Thébaïde en Égypte, dont le corps est rapporté en 1070, de Constantinople jusqu’en Viennois par Josselin de La Motte–aux–Bois, un seigneur du Dauphiné qui l’aurait reçu de l’empereur de Constantinople, lors d’un pèlerinage en Terre Sainte.

Une résurrection récente

Depuis une quinzaine d’années, et dans le sillage du renouveau du pèlerinage de Compostelle, plusieurs associations ont œuvré pour une renaissance et une reconnaissance de la Via Francigena. Des recherches historiques ont été conduites, des chemins ont été balisés ; la Via Francigena a été déclarée « itinéraire culturel européen » en 1994 par le Conseil de l’Europe.

Dans le cadre de cette renaissance où les intérêts économiques sont loin d’être négligeables, la figure de Sigéric joue le rôle commode de « tête–de–gondole » pour promouvoir un itinéraire. Si l’évêque de 990 permet de donner un visage aux millions de roumieux qui sont élancés depuis le haut Moyen Âge vers la Ville éternelle, il serait historiquement plus juste que les pèlerins et randonneurs d’aujourd’hui prennent conscience que la voie de Sigéric n’est qu’une voie parmi d’autres et qu’elle n’est pas plus légitime que les multiples autres variantes.

Le trajet de l’évêque Sigéric en 990 - Via Francigena

Route de Sigéric en 990, entre Canterbury et Rome – Via Francigena